Avec 270 grammes sur la balance, la sixième version de la Speedgoat gratte 34 grammes à la dernière Hierro V9. Un écart qui ne tombe pas du ciel : d’un côté, Hoka muscle son modèle polyvalent en le rendant plus léger et plus nerveux que jamais. De l’autre, New Balance pousse le curseur du confort maximal à fond, quitte à alourdir l’ensemble de plus de 300 grammes. Résultat : deux chaussures que tout oppose, alors même qu’elles partagent une semelle Vibram Megagrip et une ambition commune : t’accompagner sur tes plus beaux sentiers.
Tu hésites entre le dynamisme et la protection intégrale ? La chaussure à tout faire et la spécialiste des heures passées en forêt ou en montagne ? On passe au crible leurs fiches techniques respectives et les retours des traileurs pour t’aiguiller. Objectif : poser un verdict clair, non pas sur « la meilleure », mais sur celle qui collera le mieux à ton profil.
Verdict en un coup d’œil : les différences clés
L’écart de prix donne le ton : 125 € pour la Speedgoat 6, 160 € pour la Hierro V9. La New Balance coûte plus cher parce qu’elle embarque plus de matière et de technologie, avec un stack maximaliste rehaussé et une double densité de mousse Fresh Foam X. La Hoka, plus proche du sol et plus simple dans sa construction, mise tout sur la polyvalence.
| Caractéristique | Hoka Speedgoat 6 | New Balance Fresh Foam X Hierro V9 | Verdict |
|---|---|---|---|
| Drop | 5 mm | 4 mm | La Speedgoat surélève un peu le talon, ce qui réduit la fatigue des mollets sur longues distances. La Hierro, plus basse, favorise une attaque milieu/avant-pied, mais peut solliciter davantage le tendon d’Achille. |
| Poids (pointure 42) | 270 g | 304 g | Avec 34 g d’écart, la Speedgoat est nettement plus légère et plus dynamique. La Hierro assume son poids pour offrir un amorti généreux et une construction robuste. |
| Hauteur de semelle (talon / avant) | 33 mm / 28 mm | 37 mm / 33 mm | La Hierro propose un stack maximaliste (+4 mm au talon, +5 mm à l’avant), idéal pour les ultras en mode confort. La Speedgoat reste plus proche du sol et préserve de meilleures sensations du terrain. |
| Crampons | 5 mm | 4,5 mm | L’écart est minime : les deux assurent une excellente accroche. La Speedgoat garde un très léger avantage en traction sur terrains gras et boueux. |
| Mousse d’amorti | CMEVA nouvelle génération (simple densité) | Fresh Foam X double densité | La CMEVA privilégie légèreté et rebond, la Speedgoat reste polyvalente à différentes allures. Le double densité de la Hierro combine confort moelleux et stabilité, mais donne un toucher plus ferme et moins dynamique. |
| Prix catalogue | 125 € | 160 € | La Speedgoat est 35 € moins chère. L’écart reflète la construction plus massive, la double couche de mousse et la plateforme élargie des Hierro. |
Ce qui les sépare : les différences critère par critère
Amorti et sensations : le coussin dynamique contre la protection maximale
La Speedgoat 6 reprend la mousse CMEVA nouvelle génération de Hoka, plus légère et réactive que les précédentes. Les testeurs décrivent un coussin bondissant, qui soutient sans écraser les sensations du terrain. Le rocker intégré fluidifie la foulée et garde une tonicité appréciable, que tu sois en mode entraînement ou sur un trail court dynamique.
La Hierro V9 double la mise en adoptant une semelle Fresh Foam X à double densité. La couche inférieure, plus ferme, stabilise le pied sur les appuis déformés. La couche supérieure apporte un confort moelleux, très protecteur sur la durée. D’après les retours, on est clairement dans un registre maximaliste : le sol s’éloigne, les chocs s’effacent, mais la chaussure perd en souplesse. Le toucher de route est jugé plus ferme que sur les anciennes Hierro, et les allures variées deviennent plus difficiles à tenir.
Poids et dynamisme : 270 g vs 304 g, une affaire d’allures
Avec 270 g en pointure 42, la Speedgoat 6 gagne en nervosité par rapport à la V5. Les testeurs le sentent immédiatement : la foulée est plus aérienne, les relances plus faciles, et le modèle s’invite sur des formats plus courts sans faire tache. Sa polyvalence s’exprime aussi bien en compétition qu’en sortie longue.
La Hierro V9 affiche 304 g officiels, et certains testeurs en mesurent même un peu plus. Associé à sa semelle rigide et à son stack de 37 mm, ce poids bride la réactivité. Les traileurs la cantonnent logiquement aux rythmes lents, à l’endurance fondamentale ou à la rando-course. Pour les séances où il faut envoyer du rythme, elle montre vite ses limites.
Drop et posture de course : faut-il talonner ou attaquer l’avant ?
La Speedgoat 6 passe à un drop de 5 mm (contre 4 mm pour la V5). Ce millimètre supplémentaire soulage les mollets et le tendon d’Achille sur les longues distances, sans dénaturer la foulée naturelle. Les talonneurs y trouvent une transition en douceur, les attaquants médio-pied restent à l’aise.
La Hierro V9 abaisse son drop à 4 mm (contre 6 mm en V8). Ce changement favorise une attaque avant ou médio-pied, mais les testeurs alertent sur la sollicitation accrue du mollet et du tendon d’Achille si tu as tendance à talonner. Avec le stack haut, l’adaptation peut demander quelques sorties.
Accroche et terrains de prédilection
Sur ce critère, les deux modèles s’appuient sur une semelle Vibram Megagrip et la technologie Traction Lug. Les crampons de 5 mm de la Speedgoat 6 arrachent dans la boue épaisse, sur la roche humide et dans les dévers techniques. Les testeurs sont unanimes : l’adhérence est bluffante en conditions difficiles. La stabilité suit, même si la chaussure manque un peu d’agilité dans les sentiers sinueux.
La Hierro V9 équipe des crampons de 4,5 mm, toujours en Megagrip. Les retours notent une nette progression par rapport à la V8, avec une accroche très satisfaisante sur pistes, sous-bois et sols humides. Sur les terrains très techniques en revanche, la rigidité et la largeur de la chaussure la rendent moins précise : elle peut « tourner » sur les racines et les rochers. Elle excelle sur les ultras roulants et modérément accidentés.
Empeigne, maintien et respirabilité : aérée ou enveloppante
La Speedgoat 6 adopte un mesh recyclé respirant, avec renfort aux orteils et languette à gousset qui évite les plis et les infiltrations. Les testeurs apprécient le meilleur maintien comparé à la V5, le confort immédiat et la bonne ventilation par temps chaud. Le chaussant est généreux, une version Wide existe pour les pieds forts. Quelques interrogations persistent sur la durabilité à long terme de la tige, avec une possible formation de plis.
La Hierro V9 joue la carte de la protection intégrale : empeigne épaisse, structurée, avec traitement déperlant et rembourrages bien placés. La languette est louée pour son confort et son maintien. Le pied est enveloppé et protégé des débris, mais la respirabilité souffre. Mieux vaut la réserver au temps frais. Le chaussant est ajusté, plusieurs testeurs conseillent de prendre une demi-pointure au-dessus. Une version Wide est aussi disponible.
Protection et durabilité : quelle robustesse sur la durée ?
Les deux chaussures offrent une protection contre les chocs de l’avant-pied, mais à des degrés divers. Le pare-pierre de la Speedgoat 6 est jugé un peu court et peu rigide par plusieurs testeurs. Les orteils peuvent trinquer sur les sentiers très accidentés. La tige progresse en résistance, mais son historique de fragilité entretient quelques doutes. La semelle Vibram, elle, tient bien la distance.
La Hierro V9 sort le grand jeu : pare-pierre renforcé, rock plate partielle, semelle extérieure épaisse. Les testeurs relèvent une durabilité au-dessus de la moyenne, avec une excellente résistance à l’abrasion et aux chocs. Pour les ultras en terrains agressifs, elle offre une tranquillité d’esprit que la Speedgoat ne garantit pas tout à fait.
Hoka Speedgoat 6 : le couteau suisse du trail
La Speedgoat 6 confirme le statut de sa lignée : une chaussure qui sait tout faire. D’après les retours, elle combine adhérence exceptionnelle, amorti équilibré et dynamisme en hausse grâce au poids réduit et à la nouvelle mousse. L’empeigne maintient mieux que la V5 tout en restant respirante, et le chaussant généreux convient à une large palette de pieds.
Les réserves pointent un pare-pierre peu rigide et des incertitudes sur la longévité de la tige. Elle manque aussi d’un peu d’agilité dans le sinueux très engagé. Mais si tu cherches une paire unique pour enchaîner les saisons, de l’entraînement jusqu’aux dossards, sa polyvalence est difficile à battre.
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New Balance Hierro V9 : le cocon pour avaler les kilomètres
La Hierro V9 mise tout sur le confort longue distance. Les testeurs saluent un amorti très généreux, une accroche bien améliorée grâce au Vibram Megagrip, et une tige solide qui maintient le pied sans faille. La languette rembourrée et le traitement déperlant ajoutent à la sensation de cocon protecteur. Sa durabilité est clairement un point fort, avec une résistance aux chocs et à l’abrasion qui rassure pour les ultras.
Le revers de la médaille : un poids élevé, une rigidité qui gomme les sensations du terrain, et un dynamisme aux abonnés absents. La chaussure exclut les formats courts et les allures rapides. Le drop à 4 mm demande une adaptation si tu talonnes, et le chaussant ajusté peut surprendre. Mais si ton rayon, c’est l’ultra-endurance à rythme posé, elle coche toutes les cases.
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Ce qu’en disent les trailers
Speedgoat 6 : les points qui font l’unanimité
Les testeurs mettent en avant une adhérence bluffante sur tous les terrains, même boueux ou détrempés. L’amorti est jugé confortable sans tomber dans l’excès, avec un bon retour d’énergie. Le gain de légèreté et le dynamisme amélioré sont perçus dès les premières foulées. L’empeigne offre un meilleur maintien tout en restant aérée, et le chaussant généreux convient à une majorité de pieds. Enfin, sa polyvalence revient comme un leitmotiv : elle passe du trail court à l’ultra sans jamais décevoir.
Speedgoat 6 : les réserves à connaître
Quelques bémols reviennent régulièrement : le pare-pierre, jugé trop court et peu rigide, expose les orteils sur les pierriers. Des doutes sur la durabilité de la tige persistent, avec une formation de plis rapportée par certains. La rigidité de l’ensemble peut aussi pénaliser l’agilité dans les sentiers très techniques. Le cou-de-pied serre un peu les pieds forts; la version Wide est alors recommandée.
Hierro V9 : les points qui font l’unanimité
L’amorti maximaliste séduit les adeptes de la protection : il épargne les articulations et repousse la fatigue musculaire sur les très longues distances. L’accroche progresse nettement par rapport à la V8, avec une semelle Vibram Megagrip efficace sur le sec comme sur l’humide. La tige robuste maintient parfaitement le pied, et la durabilité générale inspire confiance. Le confort « cocon » sur la durée, la languette qui tient en place et la protection renforcée contre les chocs sont également salués.
Hierro V9 : les réserves à connaître
Le poids élevé et la rigidité de la semelle brident le dynamisme : les testeurs la déconseillent pour des allures rapides ou des formats courts. Les sensations très maximalistes éloignent du terrain, ce qui ne plaît pas aux coureurs cherchant du feedback. L’instabilité latérale sur racines et cailloux, due à la largeur et à la rigidité, limite son usage sur les sentiers techniques. Le drop de 4 mm est exigeant pour les talonneurs, et le chaussant ajusté exige souvent une demi-pointure au-dessus.
Pour approfondir la discussion sur le choix d’une paire adaptée à ta morphologie et à ton terrain de jeu, tu peux consulter notre guide pratique pour bien choisir tes chaussures de trail.
Prix : 125 € face à 160 €, que paies-tu vraiment ?
Les 35 € d’écart sur le prix catalogue ne sont pas anodins. La Hierro V9 les justifie par une construction plus sophistiquée : double densité de mousse Fresh Foam X, plateforme élargie, empeigne très rembourrée et semelle Vibram Megagrip en version épaisse. Tu paies ici un surplus de matière et de technologie entièrement dédié à la protection et au confort longue distance.
La Speedgoat 6, à 125 €, reste plus accessible. Sa conception privilégie légèreté et polyvalence, sans superflus. C’est un excellent rapport qualité/prix pour une chaussure qui peut t’accompagner de l’entraînement à la compétition. Les deux modèles peuvent ponctuellement se trouver à des tarifs plus doux lors des fins de série ou des offres saisonnières, mais ces prix catalogue restent la référence stable à retenir.
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Alors, laquelle choisir selon ton usage ?
Opte pour la Hoka Speedgoat 6 si tu veux une paire unique capable de tout faire, de la sortie dynamique à l’ultra. Son équilibre entre amorti, dynamisme et sensations du sol en fait un choix sûr pour les terrains variés, y compris les plus gras. Sa légèreté et sa relance séduiront ceux qui aiment accélérer, et son prix de 125 € reste un bon argument. Les pieds larges apprécieront le chaussant généreux ou la version Wide.
Préfère la New Balance Hierro V9 si ton horizon, c’est l’ultra-endurance à rythme posé. Son amorti maximaliste préserve les articulations, sa robustesse rassure sur les sentiers cassants, et son empeigne enveloppante protège par tous les temps. Les coureurs de plus de 75 kg ou les talonneurs qui s’adaptent à un drop bas y trouveront une alliée de choix. Prépare-toi à monter d’une demi-pointure et à débourser 160 €.
Si tu es adepte des chaussures très flexibles, proches du sol, ou que tu ne jures que par les formats courts et les records, aucune des deux ne te conviendra vraiment. Dans ce cas, tourne-toi vers des modèles à plaque carbone comme la Hoka Speedgoat 7 et ses alternatives adaptées aux profils nerveux.
Questions fréquentes sur ces deux modèles
« Quels sont les avis sur la New Balance Hierro V9 ? »
Les testeurs parlent d’une refonte réussie. L’amorti monte en gamme maximaliste, la semelle Vibram Megagrip offre une accroche excellente, et la tige est bien plus structurée et durable que la V8. En contrepartie, la chaussure a perdu en dynamisme, en flexibilité et en agilité sur le technique. Elle s’adresse avant tout aux traileurs d’endurance qui privilégient le confort et la protection sur la vitesse.
« Quels sont les avis sur les chaussures Hoka Speedgoat 6 ? »
La Speedgoat 6 est jugée comme une valeur sûre, encore améliorée par rapport à la V5. Plus légère, plus dynamique, avec une empeigne mieux maintenue, elle fait l’unanimité sur son adhérence. Quelques réserves concernent la protection de l’avant-pied et la durabilité à long terme de la tige, mais sa polyvalence et son confort restent ses marques de fabrique.
« Quelle est la différence entre les chaussures Hoka Mafate et Speedgoat ? »
La Mafate Speed 4 est conçue pour les ultras les plus engagés : stack plus élevé, semelle très agressive pour le technique pur, maintien renforcé. La Speedgoat 6 est plus polyvalente : un peu moins haute, elle s’adapte aux sorties dynamiques comme aux longues distances. La Mafate reste la spécialiste des terrains cassants; la Speedgoat, le couteau suisse du trail.
« Quelles sont les meilleures chaussures de trail rapides ? »
Ni la Speedgoat 6 ni la Hierro V9 ne sont les meilleures pour la vitesse pure. Pour des trails courts ou des chronos, les modèles à plaque carbone comme la Hoka Tecton X ou la New Balance FuelCell SuperComp Trail offrent un meilleur rendement. La Speedgoat 6 peut néanmoins soutenir des allures dynamiques sur des formats intermédiaires, là où la Hierro V9 reste cantonnée aux rythmes lents.
