Notre verdict sur la Speedgoat 7
La Speedgoat 7 corrige le principal défaut de la V6 : sa rigidité. Hoka revient à une formule plus souple et protectrice, avec une mousse supercritique qui transforme l’amorti. Les testeurs sont unanimes : c’est un retour gagnant au confort « tatami » des premières versions, sans sacrifier la polyvalence. Voici l’essentiel à retenir :
- Amorti moelleux et dynamique, grâce à une mousse EVA infusée à l’azote.
- Accroche Vibram Megagrip impeccable sur la plupart des surfaces.
- Maintien précis du médio-pied et du talon, avec une languette semi-goussetée efficace.
- Taille petit : prévois une demi-pointure au-dessus de ta pointure habituelle.
- Prix en hausse à 165 €, mais les améliorations techniques le justifient en partie.
- Durabilité en progrès, même si la tige rigide pose quelques questions à long terme.
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Ce qui change par rapport à la V6
La V7 troque la rigidité latérale de la V6 contre une semelle intermédiaire plus souple et réactive. La mousse EVA supercritique remplace l’ancienne CMEVA, offrant un meilleur retour d’énergie. Le stack gagne environ 5 mm, renforçant la protection. Le talon perd son aileron qui retenait les débris, et les crampons Vibram adoptent un dessin en cœur de 5 mm, plus efficaces dans la boue modérée. La tige en RPET est redessinée pour plus de résistance.
L’essentiel en un coup d’œil
- Drop : 5 mm
- Poids : 264 g (pointure 42)
- Amorti : mousse EVA supercritique (infusée à l’azote)
- Crampons : Vibram Megagrip, 5 mm
- Tige : textile RPET avec renforts soudés
- Prix : 165 €
- Idéal pour : sorties longues, ultra-trail, coureurs au pied fin
- À éviter si : tu as les pieds larges (sauf version Wide) ou tu cherches une chaussure très agile
Les points forts qui font l’unanimité
Un amorti moelleux et dynamique
D’après les retours, la nouvelle mousse supercritique change tout. Elle offre un accueil moelleux, presque « tatami », tout en restituant bien l’énergie. Les testeurs notent une protection articulaire appréciable sur les longues distances, sans effet « mou » : le rebond est présent en montée comme sur le plat. La hauteur de semelle (environ 40 mm au talon) éloigne un peu du sol, mais le confort prime.
Une accroche Vibram toujours aussi fiable
La semelle Megagrip avec crampons de 5 mm redessinés fait l’unanimité. Sur sol sec, rocailleux ou terre meuble, l’adhérence est excellente. Les crampons plus fins pénètrent mieux les sols gras que ceux de la V6. Même dans la boue modérée, la traction reste convaincante. Seules les dalles rocheuses mouillées peuvent surprendre, avec une légère perte d’adhérence par rapport à des crampons plus larges.
Un maintien précis et un talon bien pensé
Le chaussant est précis, avec un bon verrouillage du médio-pied et du talon. La languette semi-goussetée, presque intégrale, évite les points de pression et les remontées de débris. Le nouveau contrefort sans aileron supprime les frottements gênants. Les testeurs apprécient la tirette de chaussage et l’attache pour guêtre arrière.
Une stabilité rassurante malgré le stack élevé
Malgré un stack plus haut et une base légèrement plus étroite que la V6, la chaussure reste stable. Les parois latérales de la semelle intermédiaire enveloppent bien le pied, et la rigidité torsionnelle élevée donne une conduite sécurisante sur les sentiers techniques. On perd un peu d’agilité, mais le compromis est jugé très satisfaisant pour l’endurance.
Des matériaux plus résistants qu’avant
La tige en textile tissé RPET avec renforts soudés semble plus robuste à l’abrasion que les versions précédentes. Après une cinquantaine de kilomètres, les testeurs ne signalent pas d’usure prématurée. La semelle Vibram affiche une excellente résistance à l’abrasion en laboratoire (seulement 0,6 mm d’usure). Le mesh dense inspire confiance, même si sa rigidité soulève des interrogations à long terme.
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Les points faibles et les limites à connaître
Un chaussant étroit qui taille petit
C’est le point le plus critiqué : la Speedgoat 7 taille petit. La plupart des testeurs recommandent de prendre une demi-pointure, voire une pointure entière au-dessus. La toe box reste étroite et fuselée, typique de Hoka. Si tu as les pieds larges ou si tu aimes étaler tes orteils, la version Wide est quasi obligatoire. Sans cela, le risque d’ongle noir est réel sur les longues distances.
Une agilité en retrait sur le technique
Avec son stack élevé et sa rigidité torsionnelle, la Speedgoat 7 n’est pas la plus agile. Sur les terrains très techniques, les testeurs regrettent un manque de liberté de mouvement. Elle reste stable, mais les coureurs qui cherchent une chaussure vive et proche du sol pour les séances rapides ou les pierriers devraient se tourner vers d’autres modèles.
Un prix en hausse qui peut freiner
À 165 €, la Speedgoat 7 coûte plus cher que la V6. Les améliorations techniques (mousse supercritique, nouveau mesh) justifient en partie cette hausse, mais elle devient moins accessible. Pour un usage polyvalent et une durée de vie estimée correcte, l’investissement reste intéressant, mais les budgets serrés pourraient hésiter.
Des doutes sur la durabilité à long terme de la tige
Si la semelle Vibram est très résistante, le rembourrage du talon s’est montré moins endurant lors de tests mécaniques. La rigidité du mesh pourrait aussi entraîner des craquelures aux zones de flexion après plusieurs centaines de kilomètres. Les premiers retours sont encourageants, mais la prudence reste de mise.
Fiche technique et caractéristiques officielles
Données constructeur
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Drop | 5 mm |
| Poids | 264 g (pointure 42) |
| Semelle intermédiaire | Mousse EVA supercritique (infusée à l’azote) |
| Technologie de transition | Meta-Rocker (profil incurvé) |
| Semelle extérieure | Vibram Megagrip, crampons 5 mm (Traction Lug) |
| Tige | Textile RPET avec renforts soudés |
| Languette | Plate, semi-goussetée à double soufflet |
| Contrefort talon | Traditionnel, avec tirette et attache guêtre |
| Éléments réfléchissants | Deux bandes au talon |
| Stabilité | Neutre |
| Prix catalogue | 165 € |
Mesures relevées par les testeurs
- Stack talon : environ 40 mm (non communiqué officiellement)
- Stack avant-pied : environ 35 mm (drop réel proche de 5 mm, parfois mesuré à 7,4 mm en labo)
- Épaisseur semelle extérieure : 2,2 mm
- Rigidité torsionnelle : élevée
- Respirabilité : 69/100 (score labo)
Confort et ajustement : ce que tu dois savoir avant d’acheter
Sensation à l’enfilage et volume intérieur
Le chaussant est immédiatement précis. La toe box fuselée enveloppe bien l’avant-pied sans le comprimer si la pointure est adaptée. Les testeurs insistent : essaie une demi-pointure au-dessus. Le volume intérieur est suffisant pour un pied standard, mais les pieds larges se sentiront à l’étroit. Pour ne pas te tromper, jette un œil à nos conseils pour bien choisir tes chaussures de trail.
Maintien du pied et laçage
Le médio-pied et le talon sont bien maintenus grâce à une languette semi-goussetée et un contrefort sans aileron. Le laçage classique permet un serrage efficace. Les testeurs notent l’absence de points de pression, même après plusieurs heures.
Respirabilité et comportement par temps froid
La tige dense offre une respirabilité correcte (69/100), suffisante par temps chaud. Elle évacue environ 51 % de la transpiration en 3 heures. En conditions froides, la mousse conserve sa souplesse (seulement 3 % de raffermissement), un vrai plus pour les sorties hivernales.
Amorti et dynamisme : la révolution de la mousse supercritique
Retour d’énergie et protection sur la durée
La mousse EVA supercritique infusée à l’azote offre un amorti généreux, à la fois moelleux et dynamique. Les testeurs évoquent une sensation « tatami » moderne qui protège les jambes sur la durée. Le rebond est appréciable, que ce soit en montée ou sur le plat, sans effet de rebond incontrôlé. Pour les ultras et les longues sorties, c’est un atout majeur.
Comparaison avec la Speedgoat 6 et d’autres modèles
Face à la V6, la différence est nette : fini la rigidité excessive, place à un amorti plus vivant. Comparée à des modèles plus spacieux, la Speedgoat 7 offre un maintien plus serré et un meilleur dynamisme. Si tu recherches une alternative avec une toe box plus large, l’Altra Olympus 5.0 pourrait te convenir.
Accroche et traction sur tous les terrains
Comportement sur sol sec, rocheux et gras
Sur sol sec et rocailleux, l’accroche est irréprochable. Les crampons en cœur de 5 mm, multidirectionnels, mordent bien dans la terre meuble et les graviers. Même dans la boue modérée, la traction reste convaincante, grâce à des crampons plus fins que sur la V6 qui évacuent mieux la terre.
Limites dans la boue profonde et sur dalles mouillées
Dans la boue profonde, les crampons de 5 mm montrent leurs limites : ils ne suffisent pas toujours pour une accroche optimale. Sur les dalles rocheuses mouillées, certains testeurs signalent une légère perte d’adhérence par rapport à des crampons plus larges. Pour des terrains très gras ou techniques, un modèle plus agressif sera préférable.
Stabilité et comportement en terrain technique
Une plateforme large qui pardonne les erreurs
Malgré un stack élevé, la base reste suffisamment large pour offrir une bonne stabilité. Les parois latérales de la semelle intermédiaire enveloppent le pied, ce qui limite les déformations et donne confiance sur les sentiers accidentés. Les testeurs apprécient cette sensation de sécurité, même quand la fatigue s’installe.
Rigidité torsionnelle et conduite sécurisante
La rigidité en torsion est élevée, ce qui rend la chaussure très stable sur les appuis dévers. On perd un peu en agilité et en sensations de terrain, mais le compromis est idéal pour l’endurance. Sur les longues distances, cette conduite « posée » rassure et économise les chevilles.
Durabilité : ce que les premiers kilomètres révèlent
Tige et renforts : des progrès visibles
La tige en RPET avec overlays soudés semble plus résistante à l’abrasion que les versions précédentes. Après une cinquantaine de kilomètres, aucune usure prématurée n’est signalée. Le mesh dense inspire confiance, même si sa rigidité pourrait poser problème à long terme (risque de craquelures aux zones de flexion).
Semelle extérieure : l’excellence Vibram
La semelle Vibram Megagrip affiche une excellente résistance à l’abrasion en laboratoire (0,6 mm d’usure seulement). L’épaisseur de 2,2 mm et l’absence de plaque anti-roche sont compensées par une bonne couche de mousse, mais l’exposition de certaines zones de mousse intermédiaire pourrait accélérer l’usure en terrain très agressif.
Points de vigilance (talon, mesh rigide)
Le rembourrage du talon, très confortable, s’est montré moins endurant lors de tests mécaniques. La rigidité du mesh interroge sur le long terme. Pour l’instant, la durabilité globale semble en progrès, mais il faudra confirmer après plusieurs centaines de kilomètres.
Pour qui est faite la Hoka Speedgoat 7 ?
Profils et usages recommandés
- Traileurs réguliers à confirmés cherchant une chaussure polyvalente pour les sorties longues et les ultras.
- Coureurs qui privilégient le confort et la protection articulaire sur la durée.
- Pieds fins ou standards, appréciant un maintien précis.
- Déçus de la rigidité de la V6 : la V7 renoue avec la souplesse.
- Premiers acheteurs de chaussures de trail souhaitant une valeur sûre et durable.
Quand passer son chemin
- Pieds larges ou besoin d’une toe box spacieuse (sauf version Wide).
- Recherche d’une chaussure agile, proche du sol, pour les séances rapides ou le technique exigeant.
- Utilisation majoritaire dans la boue profonde ou sur pierriers coupants (absence de plaque de protection).
- Budget serré : à 165 €, l’investissement est conséquent.
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FAQ
Quelle est la différence entre la Speedgoat 6 et la Speedgoat 7 ?
La V7 abandonne la rigidité latérale de la V6 au profit d’une semelle intermédiaire plus souple et dynamique grâce à une mousse EVA supercritique. L’amorti gagne en moelleux et en hauteur (environ +5 mm de stack), le talon perd son aileron qui retenait les cailloux, et les crampons Vibram passent à 5 mm avec un dessin optimisé pour la boue. La tige est redessinée, plus résistante et mieux maintenue. En résumé, la V7 renoue avec le confort « tatami » des premières Speedgoat tout en modernisant la formule.
La Speedgoat 7 taille-t-elle normalement ?
Non, la majorité des retours indique qu’elle taille petit. Il est conseillé de prendre une demi-pointure, voire une pointure entière au-dessus de sa pointure habituelle. La toe box reste étroite, donc les pieds larges devraient s’orienter vers la version Wide ou essayer avant d’acheter.
