La New Balance Fresh Foam X Hierro V9 change radicalement de direction. Les testeurs sont unanimes : cette neuvième mouture troque la souplesse et la sensation de proximité au sol contre un profil haut, un amorti ferme et une protection renforcée. Ce virage divise logiquement les habitués de la gamme, mais il offre une proposition claire à ceux qui veulent enchaîner les kilomètres sur sentiers roulants sans se ruiner les jambes.
Voici les points essentiels qui ressortent des retours :
- Amorti protecteur et ferme : la semelle Fresh Foam X à double densité absorbe efficacement les chocs, au prix d’une sensation moins « moelleuse » que sur les versions antérieures.
- Accroche Vibram Megagrip : les crampons de 4,5 mm rassurent sur sols humides, rocheux ou gras ; c’est le point fort le plus salué.
- Maintien amélioré : tige renforcée, languette à soufflet et talon bien calé donnent un chausson sécurisant.
- Poids en hausse : annoncé à 304 g, mesuré autour de 309 g par certains testeurs, il se fait sentir en montée et sur les relances.
- Ajustement étroit : plusieurs retours conseillent de prendre une demi-pointure au-dessus, et la version wide est presque indispensable pour les pieds larges.
- Agilité en retrait : le gabarit haut et large limite la précision sur les terrains accidentés ; la chaussure préfère les pistes larges et les tracés peu techniques.
Verdict : une refonte maximaliste taillée pour les longues distances
D’après la synthèse des avis, la Fresh Foam X Hierro V9 assume un positionnement qu’elle n’avait jamais tenu auparavant. Là où les Hierro historiques misaient sur une polyvalence légère et une bonne lecture du terrain, la V9 se spécialise dans l’endurance et la protection. Les retours terrain le confirment : cette chaussure est à l’aise quand le rythme est modéré, les kilomètres s’accumulent et la fatigue commence à peser. L’amorti généreux, le maintien rassurant et l’accroche mordante en font une alliée de choix pour les ultras et les sorties longues où l’on cherche moins la vitesse que la capacité à durer.
En contrepartie, les testeurs regrettent une perte nette d’agilité. La Hierro V9 ne joue plus avec le terrain : elle le survole, parfois au sens littéral, avec un profil haut et un empâtement qui limitent les appuis précis. Si tu privilégies une conduite réactive et des sensations directes, mieux vaut t’orienter vers une paire plus affûtée. Mais si ta priorité est d’arriver au bout sans avoir les jambes en compote, la V9 mérite toute ton attention.
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Points forts : amorti protecteur, accroche rassurante et durabilité
Le premier choc, c’est l’amorti. La nouvelle semelle intermédiaire Fresh Foam X à double densité a gagné en volume, surtout sous l’avant-pied. Les testeurs décrivent une foulée douce et enveloppante sur le plat comme en descente. La mousse, plus ferme que sur les précédentes Hierro, absorbe les impacts sans donner l’impression de s’enfoncer. Ceux qui attaquent par le talon y trouvent un vrai soutien, et plusieurs notes mentionnent moins de fatigue dans les mollets et les tendons après plusieurs heures.
L’accroche est le deuxième motif de satisfaction unanime. La semelle extérieure utilise un composé Vibram Megagrip, selon les retours, avec des crampons de 4,5 mm. Sur les rochers humides, les racines glissantes et les chemins gras, la Hierro V9 mord sans hésitation. Les testeurs parlent aussi d’un déroulé fluide sur les pistes stabilisées et d’une bonne capacité à évacuer la terre. Résultat : même dans les conditions pourries, on garde confiance, un critère décisif pour qui passe des heures dehors.
La durabilité complète le tableau. Le mesh dense, les renforts au talon et à l’avant donnent une impression de robustesse qui se vérifie sur la distance. Un retour évoque une paire encore impeccable après 90 km. À 160 €, le rapport qualité-prix est jugé cohérent pour une chaussure qui promet de durer.
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Points faibles : poids en hausse, rigidité et agilité en retrait
Le poids constitue le principal grief. La fiche officielle annonce 304 g, mais des mesures terrain tournent autour de 309 g. Ce surplus se fait pardonner sur le plat, mais il devient sensible dès que le profil s’élève. En montée et sur les relances, la chaussure manque de vivacité. Les testeurs notent que la Hierro V9 s’apprécie à l’endurance fondamentale et en rando-course, pas sur les séances rythmées.
La rigidité de l’amorti participe à ce manque de dynamisme. La mousse Fresh Foam X, plus ferme qu’auparavant, ne renvoie pas d’énergie de façon marquée. Les transitions sont protégées, mais pas explosives. Le drop de 4 mm ne fait pas l’unanimité non plus : certains coureurs apprécient le passage plus naturel vers l’avant-pied, d’autres estiment que la hauteur de semelle favorise une attaque talon. Ceux qui espéraient une chaussure polyvalente capable de trottiner vite risquent d’être déçus.
Sur le terrain technique, la Hierro V9 montre vite ses limites. Le gabarit large et haut donne une sensation de « sabot » sur les sentiers étroits ou les pierriers. Un testeur rapporte même une tendance à tourner sur une racine ou un caillou. Clairement, cette chaussure n’est pas taillée pour la haute montagne ni les tracés très cassants. La précision et la lecture du sol sont sacrifiées au confort.
Enfin, quelques nuances sur le confort climatique. La respirabilité est correcte sans être remarquable, et le traitement déperlant ne remplace pas une membrane étanche. Il protège d’une bruine, mais les pieds finissent trempés sous une vraie pluie.
Fiche technique : les données officielles de la Hierro V9
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Modèle | New Balance Fresh Foam X Hierro V9 (homme) |
| Prix conseillé | 160 € |
| Usage | Trail, sorties régulières |
| Drop | 4 mm |
| Amorti | Fresh Foam X double densité (fiche : excellent) |
| Poids | 304 g (mesures terrain : ~309 g) |
| Crampons | 4,5 mm (certains essais rapportent 6 mm, d’autres 3,3 mm ; la fiche retient 4,5 mm) |
| Semelle extérieure | Vibram Megagrip (selon les retours) |
| Empeigne | Mesh aéré, respirant, robuste, traitement déperlant |
| Languette | À soufflet |
| Protections | Coque talonnière, protection avant |
| Stabilité | Neutre |
| Version wide | Disponible |
Données absentes de la fiche : stack height, poids version femme, composition exacte de la semelle, éléments réfléchissants éventuels.
Amorti et sensations : plus de protection, moins de moelleux
Un appui plus ferme pensé pour durer
La première impression sous le pied, d’après les testeurs, c’est une fermeté nouvelle. L’ancienne mousse Fresh Foam était souvent perçue comme souple, presque moelleuse ; ici, la double densité change la donne. Les avis insistent sur l’absence d’enfoncement : chaque impact est bien absorbé, puis le pied reste stable, sans effet trampoline. Cette assise profite surtout aux longues distances. Après trois, quatre ou cinq heures de course, les jambes accusent moins le contrecoup des chocs. Plusieurs coureurs notent un vrai bénéfice sur le tendon d’Achille et la cheville, ce qui oriente clairement la Hierro V9 vers l’ultra et les sorties longues.
La géométrie repensée, avec un volume de mousse accru à l’avant, protège aussi les orteils et l’avant-pied. Sur les descentes caillouteuses, cette couche amortissante filtre les chocs sans pour autant effacer complètement les sensations du sol. On reste moins connecté qu’avec une Hierro V8, mais le compromis est cohérent pour le créneau visé.
Un dynamisme en retrait sur les allures rapides
Ce confort ferme a un revers : le manque de répondant. Les testeurs s’accordent à dire que la Hierro V9 n’est pas une chaussure dynamique. La foulée est guidée, plutôt linéaire, et les transitions ne sont pas explosives. Sur le plat à rythme constant, ça passe très bien ; dès qu’on essaie d’accélérer ou d’enchaîner des relances, le poids et l’amorti étouffent la vivacité. Le drop de 4 mm divise aussi les avis : techniquement, il favorise une attaque médio-pied ou avant-pied, mais la forte épaisseur sous le talon oriente certains coureurs vers une attaque talonnière. Si ta foulée naturelle est plutôt sur l’avant, l’adaptation peut demander un temps.
En résumé, l’amorti de la V9 excelle en mode « protection longue distance », mais il n’est pas taillé pour la performance sur les séances rythmées ou les trails courts.
Adhérence et terrains : l’accroche Vibram Megagrip change la donne
Une accroche convaincante sur sols humides et gras
Sur ce critère, les retours sont massivement positifs. La semelle Vibram Megagrip, bien que la fiche ne le mentionne pas explicitement, est reconnue par les testeurs comme un vrai bond en avant. Les crampons de 4,5 mm offrent une morsure suffisante sur la terre meuble, la boue et les rochers mouillés. Là où d’autres chaussures obligent à ralentir sur les surfaces glissantes, la Hierro V9 garde le cap. Plusieurs utilisateurs rapportent une confiance retrouvée dans les descentes humides et sur les sentiers forestiers jonchés de racines.
Le déroulé sur les pistes roulantes est également cité comme fluide : la semelle procure une transition naturelle, sans accrocs. L’évacuation de la terre est bonne, les crampons ne s’encrassent pas facilement, ce qui préserve l’adhérence tout au long de la sortie.
Des limites nettes en terrain technique
L’envers du décor apparaît dès que le sentier se hérisse. Le gabarit haut et large de la Hierro V9 nuit à l’agilité. Sur les pierriers, les passages étroits ou les monotraces très accidentés, les testeurs parlent d’une impression de « sabot » : le pied est bien protégé, mais la précision des appuis est sacrifiée. Un retour signale même une instabilité latérale, la chaussure ayant tendance à pivoter sur un obstacle. Pour la haute montagne, les crêtes rocheuses ou les terrains cassants, la V9 ne rassure pas.
En clair, l’adhérence est excellente, mais la plateforme limite son exploitation sur le technique pur. La V9 privilégie la stabilité sur les surfaces uniformes plutôt que la lecture fine du sol. Les traileurs qui recherchent des sensations plus directes et une agilité à toute épreuve devront se tourner vers des modèles plus affûtés.
Maintien, ajustement et respirabilité : un chausson plus structuré
Une tige qui maintient et protège
La V9 a clairement progressé sur l’enveloppement du pied. L’empeigne en mesh dense, combinée à une languette à soufflet et une coque talonnière, offre un maintien ferme et rassurant. Les testeurs apprécient que le talon ne bouge pas, même dans les descentes engagées. Le chausson est assez rembourré autour du col, ce qui donne une sensation de « pied bien tenu » sans points de pression excessifs.
Les protections sont à la hauteur : le pare-pierre à l’avant est plus long que sur la V8, et les renforts latéraux encaissent bien les chocs. Pour les longues sorties où le pied a tendance à gonfler, cette structure reste confortable, à condition d’avoir choisi la bonne taille.
Un ajustement plutôt étroit et un déperlant limité
Le revers, c’est le volume intérieur. Plusieurs testeurs signalent un ajustement étroit, en particulier sur le dessus des orteils. La toe box manque de hauteur pour les pieds un peu forts, et l’écrasement est mentionné dans quelques retours. La recommandation quasi unanime est de prendre une demi-pointure au-dessus de sa pointure habituelle, voire une pointure entière si on porte des chaussettes épaisses. La version wide est conçue pour les pieds larges, mais elle reste à essayer car l’étroitesse peut persister sur le coup-de-pied.
La respirabilité est jugée moyenne : le mesh protège bien des débris, mais il ne fait pas merveille en conditions chaudes. Le traitement déperlant apporte un petit plus sous une pluie fine ou dans la rosée, mais il ne remplace pas une membrane type Gore-Tex. Par gros temps, les pieds finissent mouillés.
Durabilité et poids : le prix d’une construction robuste
La durabilité est l’un des points qui remontent le plus dans les avis. Après plusieurs dizaines de kilomètres, les testeurs ne signalent ni trous, ni déchirures, ni décollement. La tige dense et les renforts tiennent bien. Un coureur mentionne une paire intacte après 90 km, ce qui est un bon indicateur. Cette robustesse rappelle celle de la Brooks Cascadia 19, une autre référence pour qui veut enchaîner les sorties sans craindre pour ses chaussures.
Le poids, lui, est la contrepartie de cette construction. Avec 304 g annoncés (et jusqu’à 309 g mesurés), la Hierro V9 s’éloigne des standards légers. Sur le plat, le poids se fait oublier une fois le rythme installé. En montée, il devient un facteur limitant pour les coureurs sensibles au grammage. Ceux qui privilégient un chausson léger et réactif devront chercher ailleurs ; pour le traileur d’endurance, la durabilité justifie souvent ce petit surplus.
Pour qui ? Pas pour qui ?
Les profils qui en tireront le meilleur
- Les traileurs d’endurance et d’ultra : la V9 est faite pour les distances moyennes à très longues où la protection et le confort l’emportent.
- Les gabarits lourds ou les coureurs qui fatiguent musculairement : l’amorti ferme et le maintien aident à tenir la distance sans se ruiner.
- Les adeptes des sentiers roulants, pistes larges et parcours peu techniques : c’est là que la chaussure exprime le mieux ses qualités d’accroche et de stabilité.
- Les sorties hivernales ou humides : la semelle Vibram Megagrip rassure quand le sol est gras ou glissant.
- Ceux qui acceptent une foulée guidée et un amorti ferme plutôt qu’une sensation joueuse.
Si tu recherches une chaussure encore plus orientée confort maximal, l’avis sur la Hoka Speedgoat 7 peut t’éclairer sur une alternative très amortie. Pour une endurance plus souple, la Salomon Ultra Glide 4 propose une philosophie différente à découvrir.
Ceux qui doivent passer leur chemin
- Les habitués des Hierro souples et proches du sol : la V9 rompt avec cet héritage.
- Les minimalistes ou les traileurs qui aiment lire le terrain : le gabarit haut et la rigidité coupent la connexion.
- Les compétiteurs de trail court ou les amateurs de séances rapides : le poids et le manque de dynamisme brident les allures.
- Les terrains très techniques, pierriers, crêtes : la chaussure manque d’agilité et de précision.
- Les pieds larges, sauf à opter pour la version wide et à valider l’essayage soigneusement.
- Ceux qui exigent une véritable membrane imperméable : le déperlant ne suffit pas sous une pluie soutenue.
FAQ : les questions utiles avant d’acheter
À quoi sert la New Balance Fresh Foam X Hierro V9 ?
La Hierro V9 est une chaussure de trail conçue pour l’endurance. Elle privilégie l’amorti, la protection et l’accroche sur les longues distances, principalement sur des sentiers roulants et peu techniques. Son terrain de jeu idéal, ce sont les ultras, les sorties longues en forêt ou sur pistes, et les conditions humides où sa semelle Vibram Megagrip fait la différence. Elle n’est pas pensée pour la vitesse ni pour les tracés très accidentés. En clair, si tu veux une paire qui te porte loin sans te martyriser, elle répond présent.
Quelles sont les New Balance les plus confortables ?
En trail, la Fresh Foam X Hierro V9 figure parmi les modèles les plus confortables pour les longues distances grâce à son amorti généreux et son chausson structuré. Si le confort immédiat « moelleux » est ta priorité, d’autres chaussures de la marque, comme la Fresh Foam X More Trail ou certaines routières, proposent une sensation plus souple. Mais pour un confort durable, protecteur et capable d’encaisser les kilomètres, la V9 est une valeur sûre dans la gamme trail de New Balance.
