Les retours convergent : la Xodus Ultra 4 est la trail la plus confortable et la plus protectrice de la gamme Saucony, pensée pour les longues distances à allure modérée. Le passage au Vibram Megagrip corrige le principal reproche fait à la version 3. En échange, la chaussure a pris du poids et perdu en sensations du sol.
Ce qu’il faut retenir :
- Amorti PWRRUN PB (PEBA) très rebondissant à l’avant-pied, plébiscité sur les sorties longues et l’ultra.
- Vibram Megagrip avec Traction Lug : l’adhérence change de dimension sur sol humide, rocailleux et meuble, et la gomme tient dans le temps.
- Stabilité en progrès : base élargie au talon, empeigne plus structurée, arrière du pied bien verrouillé.
- 318 g en taille 42 : plus lourde que la version 3, elle manque de réactivité dès que ça accélère.
- Toe box effilée : les pieds larges et les forts volumes sont prévenus.
- 170 € : hausse de prix assumée par la marque à cause du Vibram, retours partagés.
Verdict : une chaussure d’ultra confortable mais plus typée
La Xodus Ultra 4 est une chaussure d’endurance et d’ultra avant tout. Les testeurs décrivent un amorti généreux, un pied protégé et une accroche enfin au niveau des meilleures de la catégorie. Le cahier des charges « 80 km et plus » est tenu sans discussion : la mousse encaisse les heures, la semelle Vibram évite les glissades qui coûtent cher en fin de course, et le maintien du talon limite la casse musculaire.
Le revers est net. La chaussure a gagné en filtration ce qu’elle a perdu en légèreté et en retour d’information. Avec un poids constaté de 318 g en taille 42, elle est clairement cantonnée à l’endurance fondamentale, à la rando-course et aux longues sorties tranquilles. Ceux qui cherchent une chaussure nerveuse pour le trail court ou les allures rapides passeront leur chemin.
C’est donc un choix solide pour une pratique précise, pas une chaussure à tout faire. Si ton profil correspond, elle coche les cases de l’ultra.
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Points forts de la Xodus Ultra 4
Amorti PWRRUN PB dynamique et confortable
La mousse PWRRUN PB en PEBA est le point fort le plus cité dans les retours. Les testeurs décrivent un amorti généreux, très rebondissant à l’avant-pied, qui restitue de l’énergie et préserve les jambes sur la durée. Le confort est jugé excellent sur l’ultra-trail et les sorties longues à allure modérée.
La semelle de propreté en PWRRUN+ (TPU), amovible, ajoute une couche de moelleux que plusieurs testeurs apprécient au point d’en faire un argument de confort à part entière. Sur les longues distances, ce combo est décrit comme l’un des plus protecteurs de la catégorie.
Accroche Vibram Megagrip enfin au rendez-vous
C’est le changement que tout le monde attendait. Le passage au Vibram Megagrip avec technologie Traction Lug est unanimement salué. L’adhérence progresse nettement sur sols humides, rocailleux et meubles par rapport aux anciennes semelles PWRTRAC.
Les crampons de 4 mm en chevrons offrent une accroche polyvalente, efficace en montée comme en descente. Les testeurs notent aussi une meilleure durabilité : la gomme Vibram ne se fissure plus après plusieurs centaines de kilomètres, là où les versions précédentes accusaient le coup.
Stabilité et maintien améliorés
La stabilité globale progresse par rapport à la version 3. Les retours pointent une base élargie au talon et une empeigne plus structurée : le talon est bien tenu, le pied ne ballotte pas dans la chaussure.
Ce verrouillage arrière profite aux gabarits lourds et aux longues sorties sur terrain peu technique, où la chaussure reste prévisible. C’est un gain concret, cité comme l’un des progrès les plus visibles de cette quatrième version.
Protection du pied renforcée
L’empeigne en mesh ripstop multicouche est plus épaisse et plus protectrice qu’avant. Les testeurs relèvent un pare-pierres efficace et un pied globalement bien à l’abri sur les sentiers caillouteux.
Cette protection va de pair avec le stack plus généreux : l’ensemble donne une chaussure qui filtre le terrain et encaisse les appuis répétés, ce qui correspond à l’usage ultra visé.
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Points faibles et limites
Un poids en hausse qui pénalise le dynamisme
Avec 300 à 318 g selon les mesures, la Xodus Ultra 4 est plus lourde que la version précédente, et ce poids se ressent. Les testeurs parlent d’un manque de réactivité sur les portions roulantes, avec une chaussure qui peut sembler pataude à allure rapide.
Elle est donc cantonnée à l’endurance fondamentale ou à la rando-course. Pour les ultras au-delà de 100 km, le poids reste acceptable, mais plusieurs retours auraient préféré une version allégée. Si tu veux rester chez Saucony avec plus de nervosité, l’avis des testeurs sur la Saucony Peregrine 16 éclaire une alternative plus légère et polyvalente.
Respirabilité perfectible et séchage lent
La respirabilité est jugée moyenne, notée 3/5 dans un test. Le mesh retient l’humidité et sèche lentement. Conséquence directe : par temps humide ou après un passage dans l’eau, la chaussure s’alourdit encore et le pied reste moite.
Sur un ultra arrosé, ce point compte. Les testeurs le classent parmi les limites les plus gênantes pour une chaussure destinée à rester des heures aux pieds.
Instabilité latérale pour les foulées en pronation ou supination
Plusieurs testeurs pointent une instabilité latérale liée à la double densité de mousse, qui peut projeter la foulée vers l’intérieur ou vers l’extérieur. Le comportement est jugé gênant en dévers, situation fréquente en trail.
Résultat : la chaussure est déconseillée aux coureurs ayant une pronation ou une supination marquée. La stabilité annoncée vaut pour une foulée neutre, pas pour une foulée qui part de travers.
Toe box étroite pour les pieds larges
Le chaussant est légèrement plus large qu’avant, notamment à l’avant-pied, mais il reste étroit pour les pieds larges. La toe box est qualifiée de « tapered », donc effilée, par plusieurs testeurs, ce qui peut comprimer les orteils sur la durée.
Autre détail relevé : la languette a tendance à glisser. Rien de rédhibitoire, mais ça se cumule avec un avant-pied déjà juste. Si tu as un pied fort, un modèle à chaussant large comme la Topo Ultraventure 4 est une piste plus logique.
Durabilité du rembourrage talon décevante
Le mesh résiste bien aux déchirures et le Vibram tient dans le temps, ça c’est acquis. Le point noir se situe ailleurs : le rembourrage interne du talon montre une usure rapide, avec la note minimale dans un test d’abrasion.
Des plis d’usure précoces sont aussi signalés à l’avant du mesh, sans déchirure immédiate mais sans garantie à long terme. C’est le poste qui vieillit le plus vite sur cette chaussure.
Fiche technique et caractéristiques officielles
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Surface | Sentiers |
| Usage | Entraînement intensif à ultra-trail |
| Drop | 6 mm |
| Stabilité | Neutre |
| Amorti | Excellent selon la marque |
| Dynamisme | Excellent selon la marque |
| Poids | 318 g en taille 42 (constaté) |
| Crampons | 4 mm |
| Semelle extérieure | Vibram Megagrip, PWRTRAC |
| Technologies d’amorti | PWRRUN PB (PEBA), PWRRUN (EVA) |
| Semelle intérieure | PWRRUN+ amovible |
| Empeigne | Mesh technique renforcé, résistant à l’abrasion |
| Prix catalogue | 170 € |
| Stack height | Non communiqué par la marque |
| Largeurs | Non communiquées, une seule largeur standard |
Confort et amorti : ce que disent les testeurs
Une mousse PEBA qui rebondit sur la durée
La PWRRUN PB est décrite comme une mousse qui garde son rebond au fil des kilomètres, ce qui la distingue des EVA classiques qui s’aplatissent. Les retours insistent sur le maintien de la performance d’amorti sur les sorties très longues, un critère qui pèse lourd en ultra.
Le ressenti reste nuancé : certains trouvent la mousse un peu plus ferme que sur les modèles route de la marque. Le moelleux vient plutôt de l’empilement et de la semelle de propreté que d’une sensation immédiate de souplesse.
Un stack généreux mais une perte de sensations du sol
Le coussin est devenu plus épais et plus filtrant. Le stack n’est pas communiqué par la marque, mais les testeurs décrivent clairement une hauteur de semelle en hausse par rapport aux versions précédentes.
Conséquence : plusieurs retours regrettent une perte de sensations du sol et une lecture du terrain moins précise qu’avant. Ceux qui aiment sentir les cailloux sous le pied et ajuster leur appui à l’instinct seront dépaysés. C’est le prix de la protection.
Accroche et terrain : le passage au Vibram change tout
Adhérence sur sols secs et humides
C’est là que la chaussure marque le plus de points. Sur rocher humide, sur sentier caillouteux et sur sol meuble, l’adhérence progresse nettement par rapport aux anciennes semelles PWRTRAC. Les crampons de 4 mm en chevrons accrochent en montée comme en descente, ce qui donne de la confiance dans les portions techniques modérées.
Le Traction Lug, associé aux chevrons, est cité comme le facteur clé de cette polyvalence. Sur les conditions sèches ou humides classiques du trail européen, la chaussure fait le job sans arrière-pensée.
Limites en terrain gras et technique
Les limites apparaissent sur terrain très gras ou boueux. Les crampons de 4 mm ne suffisent pas à évacuer la boue profonde, et d’autres modèles restent supérieurs dans ces conditions, comme la Hoka Mafate 5 ou la Salomon Ultra Glide 4.
Même constat sur le terrain alpin très technique : la hauteur de semelle et le poids n’aident pas à poser le pied avec précision. Cette Xodus est une chaussure de sentiers roulants à modérément techniques, pas une machine d’alpinisme.
Stabilité et maintien : un talon bien tenu, un avant-pied discutable
Base élargie et bon verrouillage arrière
Le talon est bien enveloppé et l’empeigne plus structurée limite les mouvements parasites. Les testeurs décrivent un arrière du pied solide, sans ballottement, ce qui sécurise les longues descentes sur terrain peu technique.
La base élargie au talon participe à cette impression de sécurité. Pour un gabarit lourd ou une sortie longue à allure modérée, ce maintien arrière est un vrai atout.
Une instabilité latérale qui peut surprendre
La double densité de mousse peut projeter la foulée vers l’intérieur ou l’extérieur, et plusieurs testeurs le signalent. En dévers, la chaussure devient difficile à tenir pour les coureurs concernés.
Le verdict est clair : foulée neutre exigée. Une pronation ou une supination marquée transformera ce défaut en vrai problème, avec un risque de gêne sur la durée et d’appuis compensés.
Empeigne : protection vs respirabilité
Mesh renforcé et pare-pierres efficace
Le mesh ripstop multicouche fait le travail de protection. Il résiste aux déchirures et filtre les petits cailloux et les branches, ce qui est cohérent avec l’usage ultra où le pied encaisse des heures de sentier.
Cette épaisseur a un coût : le mesh retient l’humidité et sèche lentement, et la respirabilité reste moyenne. Le confort thermique en est le premier affecté.
Un fit plus large qu’avant mais encore juste pour les pieds forts
Le chaussant s’est élargi, surtout à l’avant-pied, mais il reste étroit pour les pieds larges. La toe box effilée comprime les orteils sur la durée, et la languette qui glisse n’arrange rien.
Si tu as un pied standard, ça passe. Si tu as un fort volume ou des orteils qui s’écrasent, cherche un chaussant plus généreux dès l’essayage.
Pour qui ?
Profils et usages recommandés
- Traileurs réguliers à expérimentés visant les longues distances et l’ultra, 80 km et plus.
- Coureurs qui privilégient le confort, l’amorti et la protection à la vitesse pure.
- Pratique sur sentiers peu techniques à modérément techniques, par conditions sèches ou humides.
- Gabarits lourds, qui profitent du stack généreux et du soutien de la mousse.
- Adeptes de la rando-course et des sorties longues à allure tranquille.
À éviter si…
- Tu as un pied large ou un fort volume : la toe box effilée et la hauteur limitée à l’avant-pied risquent de comprimer.
- Ta foulée est instable, avec une pronation ou une supination marquée : la double densité peut accentuer les déséquilibres.
- Tu cherches une chaussure légère et dynamique pour des allures rapides ou du trail court.
- Tu cours sur terrain très technique, alpin ou boueux profond : l’accroche et la stabilité montrent leurs limites.
- Tu aimes sentir le terrain et avoir un retour précis du sol.
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FAQ
La Xodus Ultra 4 est-elle la chaussure de trail la plus confortable de Saucony ?
C’est la plus maximaliste et la plus amortissante de la gamme trail, celle qui vise l’ultra. La Peregrine est plus légère et plus polyvalente, l’Endorphin Rift plus dynamique. Le confort dépend donc de l’usage : pour tenir 80 km et plus à allure modérée, c’est elle. Pour du trail court ou des séances rapides, une autre Saucony sera plus adaptée.
Si tu cherches une chaussure d’ultra qui pardonne les longues heures et les pieds fatigués, avec une accroche fiable et un talon bien tenu, la Xodus Ultra 4 coche ces cases. Garde juste en tête la toe box juste, la respirabilité moyenne et la foulée neutre exigée.
