Vous cherchez une chaussure de trail qui sait tout faire ? La Salomon Ultra Flow promet de vous accompagner aussi bien sur les sentiers que sur l’asphalte, le tout dans un format étonnamment léger. Mais tient-elle vraiment ses promesses ?
Voici ce que vous découvrirez dans ce test complet :
- Une fiche technique détaillée avec les vraies mesures de drop et de poids
- Le confort au quotidien et sur longue distance
- Les performances d’amorti et le comportement de la mousse
- La stabilité réelle pour différents types de foulées
- L’accroche terrain par terrain (sec, boue, rochers)
- La respirabilité et la robustesse de la tige
- Les sensations en course selon votre style
Plongeons dans les détails de cette chaussure qui affiche un excellent 18/20 et séduit 83 % des coureurs.
Fiche technique
| Caractéristique | Valeur |
| Poids mesuré | 258 g (H) / 211 g déclaré (F) |
| Drop annoncé | 6 mm |
| Drop réel mesuré | 12,5 mm (talon 34,9 mm / avant 22,4 mm) |
| Type de coureur | Neutre, débutant à confirmé |
| Terrain | Route + sentiers légers à modérés |
| Caoutchouc | All-Terrain Contagrip |
| Hauteur crampons | 2,8 à 4 mm environ |
| Semelle intérieure | Ortholite 7,3 mm (amovible) |
| Largeur avant-pied | 71,2 mm (plutôt étroite) |
| Prix public | ~130 € (promos 85-112 €) |
| Note Amazon | 4,5/5 sur 449 avis |
Attention au drop : la différence entre les 6 mm annoncés et les 12,5 mm mesurés en laboratoire change complètement la donne. Si vous attaquez par le talon, c’est parfait. Si vous courez en médio ou avant-pied, cette géométrie risque de vous perturber.
Les références disponibles incluent notamment les coloris Black, Glacier Gray et Quiet Shade (L474509, L474625, L474852, L474858, L475253, L475254, L475935, L475936, L475937, L478084).
Confort & ajustement
Le confort est immédiat dès le premier chaussage. L’Ultra Flow vous accueille avec une sensation d’enveloppement instantané qui séduit la majorité des testeurs. La semelle intérieure Ortholite épaisse de 7,3 mm apporte un moelleux appréciable, surtout sur les sorties longues.
Le maintien du pied est excellent. Le laçage avec œillets perforés et boucle médiane vous permet de répartir intelligemment la pression. Le contrefort de talon rigide (4/5) sécurise vos atterrissages, tandis que la tige maintient bien le médio-pied sans comprimer.
Mais voilà le point sensible : l’avant-pied est étroit. Avec seulement 71,2 mm de largeur mesurée, la toebox se situe sous la moyenne du marché. Si vous avez les pieds larges ou que vos orteils aiment s’étaler sur les ultras, vous risquez de rencontrer de l’inconfort après plusieurs heures de course. Certains coureurs rapportent même des ampoules durant la période de rodage.
La langue, rembourrée à 8,6 mm mais sans gousset, reste bien en place. Le col allongé sans boucle externe offre un bon confort au niveau du tendon d’Achille. Pas d’éléments réfléchissants par contre, pensez-y si vous sortez tôt le matin ou en soirée.
Si vous hésitez entre deux pointures, prenez la demi-taille au-dessus. Vous pouvez aussi remplacer la semelle Ortholite par une version plus fine pour libérer de l’espace à l’avant. Vos orteils vous remercieront sur les derniers kilomètres d’une sortie longue.
Amorti & dynamique
L’Ultra Flow joue la carte de l’équilibre avec une mousse mesurée à 18,4 HA au duromètre. Ni trop molle, ni trop ferme, elle offre un compromis intelligent entre protection et sensation du terrain. Le retour d’énergie de 57,7 % se situe dans la moyenne du segment : vous aurez du rebond sans attendre des miracles.
Le rocker est marqué, tant au talon qu’à l’avant-pied. Cette géométrie favorise un déroulé fluide qui vous propulse naturellement vers l’avant. Associé au drop réel de 12,5 mm, ce profil convient parfaitement aux attaquants talon qui apprécieront la transition douce.
Au froid (test à -20°C pendant 20 minutes), la mousse se raffermit de 26 %, ce qui reste standard. Vos sorties hivernales ne transformeront pas la chaussure en planche à repasser, rassurez-vous.
La flexion mesurée à 11,0 N place l’Ultra Flow parmi les chaussures souples. Cette souplesse rend la foulée naturelle et agréable, même lors de marches en randonnée. Vous n’aurez pas cette sensation de rigidité qui fatigue le mollet sur les longues distances.
L’Ultra Flow brille sur les rythmes modérés et les sorties longues en aisance. Pour vos footings faciles, vos fartleks en zone 3 ou vos sorties découverte, elle sera votre meilleure alliée. Par contre, si vous cherchez à enchaîner des séries courtes et explosives, elle fonctionnera mais ne sera pas dans son élément. Ce n’est tout simplement pas son ADN.
Stabilité & tenue
Pour une chaussure neutre, l’Ultra Flow affiche une stabilité rassurante. La rigidité torsionnelle de 4/5 maintient bien le pied dans l’axe, même sur les terrains irréguliers. Le contrefort de talon rigide (également 4/5) sécurise vraiment vos appuis arrière.
La largeur de la plateforme raconte deux histoires : 111,9 mm à l’avant-pied pour de l’agilité, 92,9 mm au talon pour de la stabilité. Cette géométrie favorise clairement les attaquants talon tout en gardant une certaine vivacité en virage.
Le soutien de la voûte plantaire reçoit de bons retours. La tige maintient fermement le médio-pied sans créer de points de pression. La stabilité latérale est correcte pour une neutre : vous ne ressentirez pas de flottement désagréable sur les chemins techniques.
Accroche & semelle extérieure
Le caoutchouc All-Terrain Contagrip couvre intégralement la semelle, sans zone de mousse exposée. C’est un gage de durabilité. Les crampons, avec leurs 2,8 à 4 mm de profondeur, adoptent un profil losange et pointe de flèche inversés, avec des découpes en V pour la flexibilité.
Terrain par terrain, voici ce que ça donne :
- Sec et chemins : excellente accroche, la chaussure inspire confiance
- Route et asphalte : très bonne adhérence, usure raisonnable
- Rochers humides : surprise positive, l’accroche tient bon
- Mixte route/trail : c’est son terrain de jeu favori, elle excelle
- Boue profonde : limite atteinte, les crampons manquent de profondeur
La dureté du caoutchouc mesurée à 90,6 HC penche vers le dur. Vous gagnez en durabilité, mais perdez un peu en grip “collant”. L’épaisseur de l’outsole de seulement 1,2 mm explique le poids plume de la chaussure, mais aussi une usure un peu plus rapide que la moyenne (test Dremel : 1,0 mm d’abrasion).
L’Ultra Flow est une vraie polyvalente qui brille partout sauf dans la gadoue. Si vous alternez routes, pistes et chemins secs à modérément techniques, elle sera parfaite. Si vous visez des trails boueux ou très techniques, regardez ailleurs.
Tige (upper) & respirabilité
La tige en mesh 3D double couche frappe par son intelligence : des zones aérées pour la respiration, des renforts stratégiques aux points de stress. Cette construction mérite un solide 4/5 en respirabilité. Vos pieds restent au sec même sur les sorties chaudes, sans sacrifier la robustesse.
La durabilité de la toebox obtient 4/5, la doublure du talon 3/5. Plusieurs testeurs confirment que la tige vieillit bien dans le temps, conservant son maintien même après des centaines de kilomètres.
Poids & sensations
Avec ses 258 grammes mesurés (244 g annoncés pour les hommes, 211 g pour les femmes), l’Ultra Flow se positionne presque 30 grammes sous la moyenne du segment. Cette légèreté se ressent vraiment en course, surtout quand les kilomètres s’accumulent.
Les sensations sont décrites comme fun et agiles. La chaussure disparaît au pied, vous laissant vous concentrer sur votre foulée plutôt que sur vos pieds. Le contact avec le sol reste suffisant pour vous donner des informations, sans être trop direct.
Sur les sorties longues modérées, l’Ultra Flow se montre confortable et protectrice. Pour les ultras, les avis divergent : excellente pour ceux qui privilégient confort et sécurité, moins adaptée si vous avez besoin d’espace aux orteils ou si le drop élevé vous perturbe.
FAQ
L’Ultra Flow convient-elle aux pieds larges ?
Honnêtement, non. La toebox étroite (71,2 mm) risque de vous gêner. Regardez plutôt vers les Altra Experience Wild ou Topo Ultraventure 4.
Puis-je l’utiliser pour un entraînement ultra-trail ?
Ça dépend. Si vous attaquez par le talon, que votre avant-pied n’est pas large et que le terrain n’est pas trop boueux, oui, vous pouvez l’utiliser pour un entraînement ultra-trail. Sinon, privilégiez une chaussure à toebox plus spacieuse.
Le drop de 6 mm est-il réel ?
Non, les mesures en laboratoire donnent 12,5 mm. C’est un point crucial si vous courez en médio ou avant-pied.
Est-elle durable ?
Correcte mais pas exceptionnelle. La semelle fine (1,2 mm) s’use à vitesse moyenne. Comptez plusieurs centaines de kilomètres, pas des milliers.
Peut-on utiliser des orthèses ?
Oui, la semelle Ortholite est amovible. Vous pouvez même la remplacer par une plus fine pour gagner de l’espace.
